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Né en 1971 à Quito (Équateur), Santiago Reyes est diplômé de l’École nationale supérieure d’arts de Cergy-Pontoise (ENSAPC). Son travail questionne à la fois l’espace social de l’art, le statut d’artiste en tant qu’individu, sujet, acteur, créateur et citoyen et l’idée du corps comme matériau-média. À travers ses performances, objets et vidéos, l’artiste se confronte à l’oeuvre, objet générateur, diffuseur et /ou déclencheur en créant une dynamique avant tout expérientielle où le spectateur peut être amené à participer au processus de création artistique, sans toutefois toujours en avoir conscience.
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(extrait de communiqué de presse de «performances», SiteOdeon 5) :

En injectant à ses œuvres des éléments de fiction et de narration, Santiago Reyes travaille différents médias : performances, vidéos, diaporamas, photographies ou objets qui lui permettent de jouer sur les rôles assignés à chacun (celui qui agit, celui qui regarde) pour observer ce que cela déclenche. La perception et la compréhension du collectif qui réagit par définition de manière singulière, la transmission d’une pratique, voilà quelques-unes des interrogations soulevées par le travail de cet artiste. Il explore les rôles sociaux, les questions d’identité et la fiction, les zones de marge entre la création et la réalité. Les œuvres qu’il conçoit sont des traces produites pour soutenir l’acte performatif bien plus que pour le documenter. Ils s’inscrivent comme une suite dialectique dans la démarche de l’artiste : décloisonner les pratiques et favoriser l’œuvre.
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(extrait du texte de Simon Duhamel) :
La relation d'un côté, l'isolement ou le repli narcissique de l'autre, voilà une alternative dialectique qui semble récurrente à première vue lorsqu'on se trouve face à l'ensemble des œuvres de Santiago Reyes. Ce jeune artiste d'origine équatorienne, travaille avec quantité de média différents notamment la performance et la mise en situation mais également la vidéo, la photographie et la fabrication d'objets. Nous avons parlé d'isolement, mais l'acteur de la performance ou de la vidéo qu'il soit seul ou en relation, est toujours considéré en tant qu'il est en interaction avec le ou les publics, y compris au cœur parfois d'un repli sur soi. Interaction et participation qui a lieu et qui est l'objet même de la pratique, et cela que le visiteur utilise un dispositif mis à sa disposition ou bien qu'il soit inclus dans une mise en situation. Les relations tissées varient dans leurs multiples possibilités au cours de l'évolution de la pratique de l'artiste, à partir d'un motif qui fraye toujours un peu plus la notion d'interchangeabilité des places. Les dispositifs conservent quant à eux une grande simplicité formelle empruntée à l'ancienne autorité historique minimaliste ou conceptuelle, en y injectant néanmoins souvent une qualité qu'on pourrait appeler un certain baroque, s'éloignant de toute prétention à l'auto-référence ou à la neutralité.